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San Antonio
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Il y a une multitude de choses dont j'ai horreur. Les jeunes filles de plus de quatre-vingt-dix-sept ans, tout d'abord. Le poisson mal cuit aussi. Puis les liaisons mal-t-à-propos ; les ouatères de wagons de seconde classe ; les bitures de Bérurier et les imparfaits du subjonctif de Pinaud. Mais s'il y a une chose qui m'énerve par-dessus tout, qui me file au bord du délirium très mince, c'est qu'on s'asseye sur mon chapeau... surtout au cinéma... surtout quand on l'a fait exprès... surtout quand c'est le dargeot d'un truand qui est l'outrageur... surtout quand tout ça cache le commencement d'une aventure insensée !
(San Antonio - Mes hommages à la donzelle- 1952)
Désaturation partielle + sépia sous Photoshop. |
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Messages |
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| To Savignole: :) | OtObOx |
1 |
12-08 13:06 |
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Comme je te comprends Jean-Marc...
"Quand je pense que le monde est plein de zigotos qui sont, à la même minute, en train de se faire des cocottes en papier dans les ministères, de pêcher sur les bords de la Marne ou bien d'expliquer à des chouettes poupées ce que le créateur avait derrière la tête lorsqu'il a conçu et réalisé les dames et les messieurs, je me sens plein de vague à l'âme. Et je donnerais bien dix ans de la vie du président Truman contre une vieille paire de fixe-chaussettes pour être un de ces types dont je vous parle."
(San Antonio - Réglez-lui son compte! - 1949)
On sent que ces livres ont déjà bien vécu... mais ton image rappelle à mon bon souvenir une partie des rayonnages de la bibliothèque familiale, lorsque j'étais gamine : mon père avait la collection complète, je m'en suis régalée à l'adolescence, depuis elle a été rachetée par un autre fana des aventures de notre "james bond" national...
Merci pour ce clin d'oeil.
Martine
- lestef
(493) - [2006-02-07 13:43]
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Etant collectionneur des différentes éditions de San Antonio, et il y en a eu beuacoup, je ne peux qu'apprécier cette photo dont la netteté parfaite met bien en valeur le charme de ces vieilles couvertures. On sentirait presque l'odeur caractéristique de vieux papier qui s'en dégage.
"Tu vois des gens : tu les salues. Tu les revois : ils sont vieux. Tu ne les revois plus : ils sont morts !"
(Frédéric Dard - Les pensées de San Antonio)
Stefan